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COVID-19 de part et d’autre de la frontière: faire équipe dans les traitements, les essais et le traçage – sans oublier les vaccins

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mai 19, 2020

Depuis l’éclosion de l’épidémie de COVID-19, les membres des communautés scientifique et médicale des deux côtés de la frontière ont travaillé sans relâche pour lutter contre le virus. Beaucoup d’entre eux se sont concentrés sur la mise en place de divers essais cliniques, le traçage de la maladie, la mise au point de traitements et, bien sûr, les essais en vue d’un éventuel vaccin. Les exemples ci-dessous montrent comment des entreprises, des scientifiques et les gouvernements du Canada et des États-Unis combinent leurs forces pour lutter contre la COVID-19.

TRAITEMENTS À BASE D’ANTICORPS

Aux premiers stades de l’épidémie, AbCellera, dont le siège est à Vancouver, a reçu un échantillon de sang de l’un des premiers patients étatsuniens à s’être rétabli de la COVID-19. La compagnie qui met au point des anticorps thérapeutiques a examiné plus de 5 millions de cellules immunitaires tirées de l’échantillon, à la recherche de celles produisant des anticorps fonctionnels ayant aidé le patient à neutraliser le virus et à se remettre de la maladie. Les résultats de leur recherche ont permis de découvrir plus de 500 séquences uniques d’anticorps entièrement humains. La recherche a conduit à la signature d’un accord en mars avec la société pharmaceutique Eli Lilly des É.-U. en vue de poursuivre la mise au point d’un traitement par anticorps basé sur leurs découvertes, étant donné l’expertise d’Eli Lilly dans la mise au point, la fabrication et la distribution rapides.

ESSAIS CLINIQUES – MÉDICAMENT EXISTANT

Au fur et à mesure que nous en apprenons davantage sur le virus, les chercheurs étudient de plus en plus comment les médicaments existants pourraient être utilisés pour traiter les patients. Une coopération transfrontalière en recherche, actuellement en cours dans la ville de New York, concerne un essai clinique du médicament anti-inflammatoire Colchicine pour traiter les complications résultant de la COVID-19. Des chercheurs cliniciens du Langone Centre de l’University of New York et du Centre de recherche de l’Institut de cardiologie de Montréal espèrent que la colchicine pourra empêcher les systèmes immunitaires de surréagir et de créer une « tempête inflammatoire » chez certains patients. L’essai est financé par le gouvernement du Québec et par les entreprises québécoises Pharmascience et CGI, ainsi que par le NYU Langone Health.

ESSAIS CLINIQUES – MÉDICAMENT EXPÉRIMENTAL

Gilead Science, dont le siège se trouve dans la région de San Francisco, a dirigé un essai clinique sur un médicament expérimental, le Remdesivir, pour évaluer son efficacité comme traitement antiviral de la COVID-19. Annoncés fin avril, les résultats ont montré que le médicament réduisait le temps de récupération des patients d’une moyenne de quatre jours – de 15 à 11 jours; ils ont aussi montré une tendance à la baisse des décès. Gilead a une usine de fabrication à Edmonton et des activités à Mississauga; les deux installations sont susceptibles d’être impliquées dans toutes les futures production et distribution du Remdesivir.

DÉTECTION ET TRAÇAGE

BlueDot, dont le siège est à Toronto, a pour mission de « protéger les gens du monde entier des maladies infectieuses ». L’entreprise a mis au point un algorithme qui utilise l’intelligence artificielle et qui recherche 24 heures par jour les mentions de 150 agents pathogènes mortels à travers d’énormes quantités d’informations, entre autres les reportages des médias, les bulletins sur le bétail et des données anonymes des téléphones portables. La veille du Nouvel An, l’algorithme a envoyé une alerte basée sur le reportage d’un journal commercial chinois qui évoquait l’éclosion à Wuhan de 27 cas d’une « mystérieuse maladie ressemblant à la grippe ». Il a été l’un des tout premiers organismes à détecter et effectuer le traçage de ce qui allait devenir la COVID-19. Il travaille maintenant avec des États comme la Californie pour fournir des données cartographiques en temps réel sur les tendances en matière de santé et de mobilité, permettant ainsi aux responsables de mieux attribuer les ressources aux hôpitaux et d’évaluer l’efficacité des consignes de rester à la maison.

VACCINS

VBI Vaccines Inc., une compagnie biopharmaceutique dont le siège est à Boston, collabore avec le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) pour mettre au point les paramètres d’un candidat à un vaccin qui fournirait l’immunité non seulement pour la COVID-19, mais aussi pour le SRAS et le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (SRMO). Le travail aura lieu à Ottawa, aux installations de VBI et du CNRC. Les chercheurs commenceront par évaluer et par sélectionner un candidat optimal pour le vaccin, puis ils passeront à la création des matériaux pour les nécessaires études cliniques du candidat. Le tout sera probablement disponible fin 2020.

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