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Le Canada soutient la recherche sur la COVID-19 des deux côtés de la frontière

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mai 11, 2020

Depuis le début de la pandémie de COVID-19, des scientifiques et des chercheurs du monde entier travaillent de concert à étudier le virus sur de nombreux fronts, et ceux du Canada et des États-Unis ne font pas exception. Peu après l’éclosion, les instituts de recherche en santé du Canada ont commencé à octroyer des subventions totalisant plus de 5 millions de dollars à des projets de recherche mixtes qui avaient été proposés par des institutions canadiennes et étatsuniennes. Nous examinons ci-dessous certains de ces projets, notamment le rôle des facteurs psychologiques dans la propagation de la maladie, ses effets sur les enfants et les femmes, et comment les tests peuvent être améliorés. Ce sont tous d’excellents exemples de la collaboration entre le Canada et les États-Unis au cours de cette période sans précédent de l’histoire.

FACTEURS PSYCHOLOGIQUES

La discrimination à l’encontre des personnes infectées ainsi qu’une peur et une anxiété excessives se sont répandues dans de nombreux pays au fur et à mesure de la propagation de la COVID-19. Des scientifiques de l’Université de la Saskatchewan, à Regina, de la Baylor University à Waco, au Texas, ainsi que de la Fordham University, à New York, travaillent à un projet qui examine l’impact des facteurs psychologiques sur la croissance de la pandémie. Leur objectif ultime est de mettre au point un « système d’évaluation rapide » qui pourrait être utilisé par les autorités pour mesurer en temps réel les conséquences psychologiques des pandémies, ce qui faciliterait le ralentissement de la propagation.

DÉSINFORMATION

Alors que la pandémie s’est installée dans le monde entier, la fausse information et la désinformation sur tous les aspects de la crise se sont également propagées, involontairement et délibérément. Pour mieux maîtriser ses effets, des chercheurs de l’Université Laval à Québec et de l’University of Massachusetts à Amherst étudient comment la désinformation, diffusée principalement par les plateformes en ligne, donne lieu à un sentiment de méfiance envers les institutions publiques. Les chercheurs utiliseront leurs résultats pour aider les responsables de la santé publique à mieux communiquer pendant les pandémies en utilisant des techniques pouvant atténuer la propagation de la désinformation et accroître la confiance du public.

ENFANTS

En comparaison des adultes, la façon dont les symptômes de la COVID-19 sont présents chez les enfants n’est pas encore bien comprise. Des chercheurs de l’Université de Calgary se sont associés à des universités des États-Unis, ainsi qu’à l’Agence de la santé publique du Canada et aux Centers for Disease Control pour une étude de deux ans sur les enfants qui ont été admis à l’hôpital avec de possibles symptômes de la COVID-19. Les données seront partagées en temps réel entre les chercheurs, dans le but d’identifier les enfants les plus à risque et de permettre une intervention plus précoce, ce qui économisera des ressources et sauvera des vies.

GENRE

Lorsqu’une pandémie frappe, les femmes sont en général touchées de manière disproportionnée par les conséquences. Des scientifiques de l’Université Simon Fraser en Colombie-Britannique et de la Johns Hopkins University du Maryland travaillent à une analyse comparative entre les sexes dans le cas de l’épidémie de COVID-19, en utilisant des données du monde entier sur les taux d’infection et de mortalité, et en menant des entrevues et en analysant les médias sociaux. Le principal résultat sera une boîte à outils « Matrice en fonction du genre » qui contribuera à éclairer les réponses de santé publique et à améliorer la prise de décision.

TEST

L’exécution de tests rapides et fiables est devenue de plus en plus importante au fur et à mesure que le nombre d’infections augmente dans le monde. Des chercheurs de l’Université de Toronto et de l’Arizona State University se sont associés dans le cadre d’un projet d’utilisation d’un système de test ayant été mis au point pendant l’épidémie du virus Zika, et ils le remanient pour diagnostiquer plutôt les cas de COVID-19. Des trousses de test, y compris une trousse « laboratoire dans une boîte » pouvant fournir une capacité d’appoint de diagnostic allant jusqu’à 14 000 tests pour différents scénarios, seraient disponibles pour un déploiement dans le monde entier, en particulier dans les pays dont les systèmes de santé sont moins résilients.


GIFS Lab Manager Marco Pellino working on the KingFisher™ Flex. (Photo: Pierre-Luc Pradier)

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